Accès libreLes yeux dans la nuit
Il y a des soirs où l'on part jouer au foot… et où l'on rentre avec un secret. Pour Grégoire et Archibald, ce soir-là a commencé par un ballon perdu, et fini par deux grands yeux orange dans le noir.
Chaque soir, une nouvelle aventure de Grégoire et Archibald à lire à vos enfants en quelques minutes. Imaginée en famille — et toujours apaisante à la fin.
Gratuit chaque soir · Sans publicité · Aucune donnée sur vos enfants

L'histoire de la semaine« Il y a des soirs où l'on part jouer au foot… et où l'on rentre avec un secret. Pour Grégoire et Archibald, ce soir-là a commencé par un ballon perdu, et fini par deux grands yeux orange dans le noir. »
Un rituel simple, conçu pour être tenu — même les soirs de fatigue.
Lumière tamisée, pyjama enfilé, on choisit ensemble le côté du lit.
Une histoire courte, pensée pour être lue en 3 à 5 minutes par un parent.
Chaque histoire se termine par une phrase rituelle qui apaise.
Huit mondes, un feuilleton en cours, et Oskar qui veille sur tout ça.
Accès libreIl y a des soirs où l'on part jouer au foot… et où l'on rentre avec un secret. Pour Grégoire et Archibald, ce soir-là a commencé par un ballon perdu, et fini par deux grands yeux orange dans le noir.
Accès libreEn plantant leur tente au cœur de la forêt, Grégoire et Archibald entendent un bruit étrange près du ruisseau… et découvrent un petit cerf qui a besoin d'eux.
Accès libreUne cabane secrète, une pierre perdue, une grosse colère… et une dispute qui se dénoue en parlant.
Accès libreDeux anciens amis devenus capitaines ennemis. Mais gagner une bataille, est-ce forcément écraser l'autre ?
Accès libreFace aux invincibles du quartier de la Gare, une seule arme : jouer ensemble. Ça se joue d'abord dans la tête.
Accès libreL'argent de la fête de l'école a disparu. Mais personne ne se cache des yeux d'Oskar.
Accès libreFeuilleton 1/3Un message codé, une agence cachée dans le vieux chêne, et vingt-trois doudous disparus.
Accès libreFeuilleton 2/3La plume trouvée à la maternelle mène les agents au sommet du plus grand peuplier — et à Baronne, la pie légendaire. Mais pourquoi borde-t-elle les doudous ?
Accès libreFeuilleton 3/3Une matinée pour rendre vingt-trois doudous avant la sieste — et comprendre pourquoi une voleuse de trésors les bordait. La réponse tient dans un vieux doudou lapin.
Accès libreDans le potager pousse une plante mystérieuse qui ne grandit qu'à la gentillesse.
Accès libreFeuilleton 1/3Un tir trop puissant, une maison que tout le monde croyait vide, une cave pleine de choses qui brillent… et une nouvelle amie qui remarque ce que personne ne voit.
Accès libreFeuilleton 2/3Les voleurs vont déménager leur trésor. Une seule journée pour agir — et un plan où les nœuds de Joséphine vont faire des merveilles.
Accès libreFeuilleton 3/3Le rideau se lève sur la plus grande représentation de la carrière d'Oskar. Les voleurs ne sont pas au bout de leurs surprises — et le quartier non plus.
Les yeux dans la nuit
Chapitre premier
Version audio — bientôt
Une voix douce vous relaiera les soirs où vous n'avez plus la vôtre.
Il y a des soirs où l'on part jouer au foot… et où l'on rentre avec un secret. Pour Grégoire et Archibald, ce soir-là a commencé par un ballon perdu, et fini par deux grands yeux orange dans le noir.
Tout avait pourtant bien commencé. Les deux frères étaient allés jouer au foot dans le petit bois derrière le terrain, et la partie était si bonne qu'ils n'avaient pas vu le soir tomber. Sur son dernier tir — un boulet de canon, évidemment — Archibald expédia le ballon entre les arbres. Le temps de le retrouver sous une fougère, la nuit était là.
— On rentre, dit Grégoire. C'est par ici.
Ils marchèrent. Puis marchèrent encore. Mais la nuit avait tout changé : les troncs se ressemblaient tous, le sentier avait disparu, et même les bruits n'étaient plus les mêmes. Quelque chose craqua. Des feuilles se froissèrent.
— Grégoire… je crois qu'on est perdus, souffla Archibald en serrant le ballon contre lui.
— Mais non. Enfin… peut-être un tout petit peu.
C'est alors que, juste au-dessus de leurs têtes, deux grands yeux orange s'allumèrent dans le noir. Et une voix grave tomba de l'arbre :
— Hou-hou ! On peut savoir ce que font Grégoire et Archibald dans MON bois, à une heure pareille ?
Les deux frères levèrent la tête. Sur une grosse branche se tenait un hibou immense — le plus grand qu'ils aient jamais vu — avec deux aigrettes dressées sur la tête, comme des sourcils fâchés.
— Tu… tu connais nos prénoms ? balbutia Archibald.
— Je connais beaucoup de choses, répondit le hibou d'un air très digne. Je m'appelle Oskar. J'habitais déjà ce bois quand votre papa était encore un petit garçon, et je vois tout ce qui s'y passe. Surtout la nuit. La nuit, c'est ma spécialité. Joli tir, au fait, Archibald. Presque aussi beau que ton poteau rentrant de la finale.
Archibald ouvrit des yeux ronds. Personne, dans ce bois, n'était au courant pour ce but-là. Personne.
— Comment tu…
— Hou-hou, fit simplement Oskar. Et il était impossible de savoir si c'était une réponse ou un petit rire.
— On voulait juste récupérer le ballon, expliqua Grégoire. Et maintenant, on ne retrouve plus le chemin.
Le hibou soupira, comme si on le dérangeait en plein travail très important. Mais ses yeux, eux, souriaient.
— Les humains… Dès que le soleil se couche, ils ne voient plus rien, ils n'entendent plus rien, ils tournent en rond. Heureusement pour vous, moi, je ne me perds jamais. Suivez mes yeux.
Et il s'envola. Sans un bruit. Pas un froissement, pas le moindre « frrrt ». Un oiseau grand comme ça, silencieux comme un flocon de neige.
— C'est pas normal, chuchota Archibald, très impressionné. Même moi, je fais du bruit quand je vole. Enfin… quand je saute.
De branche en branche, les deux lanternes orange s'allumaient dans le noir et ouvraient la route.
— Le tronc penché : à gauche. Pas dans les ronces, Archibald. À GAUCHE. Voilà. Maintenant tout droit, petits humains.
— Comment tu connais tout ça ? demanda Grégoire en enjambant une racine.
— Ça, c'est une longue histoire, répondit Oskar. Et les longues histoires, c'est pour les soirs où l'on n'est pas pressé. Or ce soir, vous êtes très pressés : on vous attend.
Quelques minutes plus tard, les arbres s'écartèrent : le terrain, le lampadaire, et tout au bout de la rue, la lumière chaude de la maison. Papa était sur le pas de la porte.
— Ah, vous voilà, vous deux ! J'allais justement partir vous chercher avec la lampe de poche.
Les garçons se retournèrent pour dire merci. La branche était vide. Seul, très loin dans le bois, un « hou-hou » amusé traversa la nuit.
Mais le lendemain matin, en ouvrant la porte pour partir à l'école, Archibald trouva quelque chose sur le paillasson : une grande plume rayée, douce comme du velours, déposée là bien proprement, comme une carte de visite.
— Il nous verra, dit Grégoire. Il voit tout, tu te souviens ?
Et il avait raison. Car depuis ce soir-là, dans chacune de leurs aventures — au stade, en forêt, à la cabane et même sur les océans les plus lointains — il y a toujours, quelque part, deux grands yeux orange qui veillent.
Maintenant, comme Grégoire et Archibald, ferme doucement les yeux. La nuit est calme, et demain une nouvelle aventure t'attend. Bonne nuit.
Clôture rituelle · à lire plus bas encore
Chaque soir, une nouvelle histoire gratuite. L'abonnement garde toutes les histoires accessibles pour toujours.
Tarif fondateur pour les premiers inscrits.
Une nouvelle histoire chaque soir, à vie.
Toutes les histoires, tous les feuilletons, hors ligne.
Un joli message, une adresse, un an de soirs plus doux.
Un e-mail à 20h30, avec l'histoire du soir. Rien d'autre.
Réservé aux adultes. Double opt-in par e-mail, désinscription en un clic. Vos données ne sont pas partagées. Voir la politique de confidentialité.
L'histoire derrière les histoires
Grégoire et Archibald sont nés dans une chambre d'enfant, un soir où il fallait inventer vite. Ils sont revenus la semaine d'après. Puis toutes les semaines. On s'est dit qu'il fallait les partager — surtout avec Oskar, qui refusait de rester à la maison.
Nos histoires sont écrites pour être lues à voix haute, en 3 à 5 minutes, par un adulte qui aimerait bien, lui aussi, se coucher.
Nos histoires sont pensées pour les enfants de 4 à 8 ans, lues par un adulte. Certaines conviennent aussi aux plus grands qui commencent à lire seuls.
Oui, comme aide à l'écriture (correction, structure, style). Les idées viennent d'humains, et un adulte relit chaque texte avant publication. Nous l'expliquons en toute transparence sur cette page.
Oui. Une nouvelle histoire chaque soir, gratuitement, à vie. L'abonnement payant donne accès à toute la bibliothèque et aux feuilletons en avance.
Non. Aucune donnée n'est demandée sur les enfants. Le compte est celui d'un adulte, et nous ne partageons rien avec des tiers.
En un clic, via le lien de désinscription présent dans chaque e-mail que nous vous envoyons. Vos données sont ensuite supprimées. Pour toute demande : contact@gregoireetarchibald.com.